Nos espaces Vêtements sont-ils appelés à devenir de plus en plus des lieux de stockage ? Que deviennent tous les vêtements non vendus ? Sommes-nous réduits uniquement à les stocker, à les mettre à la déchetterie, ou bien existe-t-il d’autres perspectives d’avenir ? Ce sont des questions que l’on nous pose souvent.
Des bénévoles et sympathisants des équipes Secours Catholique de Gonneville/Criquetot et de Saint-Romain se sont rendus dans les locaux de l’Institut de coordination et d’intervention des aides à domicile (ICIAD)* à Bolbec, Lillebonne et à Notre-Dame-de-Gravenchon où ils ont pris l’habitude de donner le surplus de linge de leurs vestiaires. Accueillis par les responsables, les bénévoles ont visité les hangars afin de tout savoir sur le recyclage du linge. Avec passion, les responsables ont expliqué le tri : linge remis en état et revendu dans les boutiques solidaires de l’association à Lillebonne et Bolbec, tri par texture pour recyclage en chiffons ou briquettes de chauffage. Rien ne se perd, tout est recyclé ou transformé ici et ailleurs (ex. : isolant pour mur, garniture de portière de voiture, même les semelles des vieilles chaussures sont récupérées et utilisées pour les revêtements de chaussées…).
Les bénévoles sont repartis impressionnés par ce travail de revalorisation et pensent désormais aux employés en réinsertion et à leurs responsables lorsqu’ils manipulent les tonnes de vêtements reçus (depuis janvier 2011, près de 6 tonnes ont été récoltées par l’ICIAD en provenance de l’équipe de Gonneville et 3 tonnes de Saint-Romain).
Depuis, ces deux équipes prévoient d’afficher un panneau retraçant « la deuxième vie d’un vêtement » afin d’informer les donateurs, sans oublier de signaler les boutiques de vente à Lillebonne et Bolbec ouvertes à toute personne non imposable.
Il convient aussi de noter que l’entreprise paie 0, 05 € le kilo de linge reçu. Même le textile invendable ou « bon pour la poubelle » peut être recyclé et valorisé. Nous avons tout intérêt à effectuer cette démarche écologique plutôt que d’avoir recours à la déchetterie ou au stockage.
* L’ICIAD a créé en 2009 des chantiers d’insertion dont le but est de structurer et de développer un système de revalorisation des vêtements usagés, avec des dimensions économiques, environnementales et solidaires. Cette activité est un support à la réinsertion des personnes allocataires de minima sociaux.
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